Intervention dans toute la France et en outre-mer Réponse sous 24 h ouvrées, en français ou en anglais Espace client sécurisé English

Niger · personnel local en France

L'ambassade du Niger en France et la protection sociale de ses salariés

La convention de 1973 ouvre une option aux salariés nigériens qui ne sont pas installés pour de bon en France. Elle est en revanche muette, dans le texte lu, sur le personnel privé des diplomates.

Oui, le personnel recruté localement par l'ambassade du Niger en France est affilié au régime français, sauf les salariés de nationalité nigérienne, non fixés définitivement en France, qui choisissent la législation de leur pays comme le permet la convention du 28 mars 1973. Il s'agit de la mission nigérienne en France, et non de l'ambassade de France à Niamey.

Pour une ambassade de taille moyenne, la question se pose poste par poste. L'agent d'entretien de la chancellerie, français, n'a aucun choix : il cotise au régime général et, depuis le 1er avril 2020, à l'assurance chômage. La secrétaire nigérienne arrivée pour un contrat de deux ans dispose d'une option, qu'elle peut exercer quand elle le souhaite. Son collègue nigérien, marié en France depuis quinze ans, se heurte au critère de l'installation définitive, que le texte ne définit pas.

Le texte lu présente une particularité. Beaucoup de conventions de la même époque visent expressément, à côté du personnel des postes, les travailleurs au service personnel des agents. La version restituée de l'article 5 de la convention nigérienne ne les mentionne pas. Pour le jardinier ou la cuisinière d'un conseiller, la référence devient alors l'article 33 de la convention de Vienne de 1961 : exemption seulement s'ils ne sont ni français ni résidents permanents et s'ils sont couverts par un autre régime ; sinon, le diplomate assume les obligations d'un employeur français.

Pour la mission, le travail consiste donc à trier : qui est hors convention, qui est au régime français sans alternative, qui peut opter et à partir de quand. Ce tri se fait à l'embauche, se consigne dans le dossier et se revoit quand la situation du salarié change.

En bref
Texte applicableConvention générale du 28 mars 1973, en vigueur le 1er novembre 1974 ; arrangement administratif général du 22 mars 1976
Article sur les missionsArticle 5, paragraphe 2, point 3 ; agents de carrière et cadre des chancelleries exclus par l'article 4
Personnel recruté localementLégislation du lieu de travail, donc française, sauf option
Droit d'optionOui, pour les salariés de nationalité nigérienne qui ne sont pas fixés définitivement en France
DélaiPas de délai dans le texte lu ; l'option prend effet à la date de la demande (arrangement, article 4)
Domestiques privésNon mentionnés expressément dans le texte lu : les conventions de Vienne s'appliquent
SourceCLEISS, texte de la convention

Lecture des textes publiés par le CLEISS et des sources officielles, à jour au 10 septembre 2026. Une option ne se décide jamais sur la foi d'un résumé : nous vérifions le texte et la position de l'organisme avant toute démarche.

Deux articles à lire ensemble

L'article 4 exclut de la convention « les agents diplomatiques ou consulaires de carrière ainsi que les fonctionnaires appartenant au cadre des chancelleries ». L'article 5, paragraphe 2, point 3, organise le reste : « Les travailleurs salariés qui appartiennent à la nationalité du pays représenté par le poste diplomatique ou consulaire et qui ne sont pas fixés définitivement dans le pays où ils sont occupés peuvent opter entre l'application de la législation du lieu de leur travail et celle de la législation de leur pays d'origine. » Les fonctionnaires détachés par l'administration nigérienne restent soumis à la législation qui les a détachés (point 2).

Comment l'option se met en place

L'arrangement administratif du 22 mars 1976, article 4, décrit une démarche en une étape. Le salarié fait parvenir, directement ou par l'entremise de son employeur, à l'institution du lieu de travail, « l'attestation d'affiliation qui lui a été délivrée par l'institution compétente du pays représenté ». Le point 2 du même article fixe l'effet de l'option à la date de la demande. Aucun délai n'est fixé : un salarié peut opter à son arrivée ou après plusieurs années, mais les périodes déjà cotisées en France y restent.

Les domestiques privés, faute de texte

Sans mention dans la convention, le personnel privé des diplomates relève du droit commun. L'article 33 de la convention de Vienne de 1961 n'exempte le domestique que s'il n'est ni ressortissant français ni résident permanent et s'il est soumis à la sécurité sociale d'un autre État. Dans les autres cas, le diplomate « doit observer les obligations » d'un employeur français : déclaration, cotisations, contrat conforme au droit de l'emploi à domicile (domestiques privés des diplomates).

Sur le bulletin

Pour les salariés restés au régime français, l'ambassade cotise au régime général et à l'assurance chômage, contributions versées à l'URSSAF compétente ; la convention ne vise pas le chômage. La retraite complémentaire n'existe que si l'ambassade a adhéré à l'AGIRC-ARRCO pour l'ensemble de son personnel affilié, sans validation des années passées. Un salarié qui a opté n'a plus de lignes françaises ; aucune source lue ne dit ce qu'il advient alors de son droit au chômage.

Une référence à corriger

Dans l'extraction lue, l'arrangement renvoie à « l'article 2, paragraphe 2-3 » de la convention. Il s'agit vraisemblablement de l'article 5, paragraphe 2, point 3. Une citation dans un courrier officiel se vérifie sur le PDF avant envoi.

Questions fréquentes

Vos questions sur le personnel local : Niger

Le chauffeur privé d'un diplomate nigérien doit-il être déclaré en France ?

Dans la plupart des cas, oui. La convention franco-nigérienne, dans le texte lu, ne vise pas ce personnel ; c'est donc la convention de Vienne qui s'applique. S'il est français, résident permanent ou sans couverture sociale ailleurs, le diplomate le déclare et cotise comme un employeur français.

Un salarié nigérien peut-il opter après cinq ans de contrat ?

Le texte lu ne fixe aucun délai, et l'option prend effet à la date de la demande. Reste la seconde condition : ne pas être fixé définitivement en France. Après plusieurs années, elle s'apprécie avec plus d'attention ; nous demandons la position de l'institution par écrit.

Quelle pièce le salarié doit-il fournir ?

L'attestation d'affiliation délivrée par l'institution compétente du Niger. Sans elle, l'ambassade n'a aucune base pour cesser les cotisations françaises. Nous en gardons une copie datée au dossier du salarié.

Cette page décrit l'état du droit applicable au personnel recruté en France. Ambassades Paies n'est ni mandaté par la mission de cet État ni rattaché à elle.

Premier contact

Une question sur le personnel de cette mission ?

Décrivez-nous la situation des salariés concernés : nationalité, date d'embauche, option éventuelle. Nous revenons vers vous sous 24 h ouvrées avec une réponse écrite.