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Sénégal · personnel local en France

Ambassade et consulats du Sénégal en France : le régime de leurs salariés

Un chauffeur à Bordeaux, une assistante à Lyon, un agent d'accueil à Paris : tous relèvent d'abord de la sécurité sociale française. La convention de 1974 permet aux Sénégalais de choisir autrement, sans délai chiffré dans le texte lu.

Le personnel recruté en France par l'ambassade et les consulats du Sénégal cotise en principe à la sécurité sociale française ; un salarié de nationalité sénégalaise peut toutefois opter pour la législation sénégalaise, en vertu de la convention signée à Paris le 29 mars 1974. Cette page traite de la mission sénégalaise en France, pas de l'ambassade de France à Dakar.

La mission est répartie sur le territoire. Son réseau consulaire officiel comprend quatre consulats généraux, à Paris, Lyon, Bordeaux et Marseille, et une agence consulaire au Havre. Chacun de ces postes est un lieu de travail en France, avec ses salariés, et chaque recrutement pose la même question : quel régime ?

Prenons le chauffeur du consulat général de Bordeaux. S'il est sénégalais et ne demande rien, il relève du régime général : le consulat déclare son salaire, cotise pour sa maladie, sa vieillesse et, depuis le 1er avril 2020, pour son assurance chômage. S'il demande l'application de la législation sénégalaise et que l'institution française en est informée, sa paie change de nature. S'il est français, la question ne se pose pas : l'option est réservée aux ressortissants de l'État représenté.

L'arrangement administratif ne fixe pas de délai chiffré. Il dit que l'option s'exerce à compter de l'entrée en vigueur de la convention ou du début de l'emploi, et qu'elle prend effet à l'une de ces dates. Cette souplesse apparente complique la paie : une option tardive semble remonter au début de l'emploi, alors que des cotisations françaises ont été versées entre-temps. Aucun texte lu ne dit comment ces mois se régularisent. La seule méthode fiable consiste à régler la question au recrutement, par écrit.

En bref
Texte applicableConvention du 29 mars 1974 ; avenant n° 1 du 21 décembre 1992, en vigueur le 1er juin 1994 ; date calendaire d'entrée en vigueur de la convention non lue
Article sur les missionsArticle 5, paragraphe 2, c ; agents des missions exclus par l'article 4, paragraphe 3, c
Personnel recruté localementRégime du lieu de travail, donc français, sauf option
Droit d'optionOui, pour les ressortissants sénégalais
DélaiAucun délai chiffré dans le texte lu ; l'option joue à compter de l'entrée en vigueur de la convention ou du début de l'emploi (arrangement, article 3)
Domestiques privésVisés par l'article 5, paragraphe 2, c, mêmes conditions
SourceCLEISS, texte de la convention

Lecture des textes publiés par le CLEISS et des sources officielles, à jour au 10 septembre 2026. Une option ne se décide jamais sur la foi d'un résumé : nous vérifions le texte et la position de l'organisme avant toute démarche.

Qui la convention laisse de côté

L'article 4, paragraphe 3, exclut du champ de la convention « les agents des missions diplomatiques et des postes consulaires ». L'article 5 les distingue ensuite des « personnels salariés des postes diplomatiques ou consulaires autres que ceux visés à l'article 4 paragraphe 3 c) ». Pour ces derniers, et pour « les travailleurs au service personnel d'agents de ces postes », le texte ouvre « la faculté d'opter pour l'application de la législation de l'État représenté, pour autant que ces salariés soient des ressortissants de cet État ».

L'option en pratique

Côté salarié

Selon l'article 3 de l'arrangement administratif, le salarié « en informe l'institution compétente de l'autre Etat, soit directement, soit par l'entremise de son employeur ». Pour un poste situé en France, l'autre État est la France : l'information va à l'institution française. Le salarié doit être de nationalité sénégalaise ; le texte lu ne dit rien des binationaux.

Côté consulat

Le consulat peut transmettre la demande, il ne peut pas la décider. Il garde au dossier la copie de l'information adressée à l'institution et la date d'effet retenue. Sans ces pièces, un contrôle ou une demande de retraite ne trouvera qu'un salarié sans cotisations françaises et sans justification.

La paie, option ou pas

Sans option, le bulletin est français de bout en bout : cotisations du régime général, contributions chômage versées à l'URSSAF compétente. La convention ne couvre pas le chômage, qui relève du seul droit français. La retraite complémentaire suppose une adhésion de la mission à l'AGIRC-ARRCO, pour tout son personnel affilié au régime général et sans effet sur le passé. Avec option, ces lignes disparaissent, et aucune source lue ne garantit au salarié une indemnisation chômage en France (assurance chômage).

Personnel de maison des diplomates

L'employée de maison d'un conseiller de l'ambassade suit la même règle : régime français, sauf option si elle est sénégalaise. Quand elle reste au régime français, le diplomate est un employeur à domicile de droit français, tenu aux engagements exigés par le Protocole (diplomates employeurs).

À vérifier

La date calendaire d'entrée en vigueur de la convention n'apparaît pas dans le texte lu. Elle compte pour les salariés recrutés auparavant, dont l'option court à partir de cette date. Nous la confirmons sur le texte officiel avant d'en tirer une conséquence pour un dossier ancien.

Réseau en France

Postes consulaires de carrière relevés

Relevé au 10 septembre 2026, à partir des sites officiels des États et de l'annuaire du ministère des Affaires étrangères. L'ambassade, à Paris, n'est pas reprise ici quand elle n'a pas de section consulaire distincte.

VilleType de poste
Paris Consulat général
Marseille Consulat général
Lyon Consulat général
Bordeaux Consulat général
Le Havre Agence consulaire

Questions fréquentes

Vos questions sur le personnel local : Sénégal

Un agent sénégalais peut-il opter après plusieurs années de service ?

Le texte restitué de l'arrangement ne fixe pas de délai chiffré, à la différence de conventions plus récentes. Il ne dit pas non plus comment se traitent les années déjà cotisées en France. Avant toute démarche tardive, nous interrogeons l'institution par écrit sur la date d'effet et sur le sort des cotisations versées.

L'agence consulaire du Havre applique-t-elle les mêmes règles que Paris ?

Oui. La convention vise les salariés des postes diplomatiques ou consulaires, sans distinguer leur rang. Un agent recruté au Havre relève du régime français dans les mêmes conditions qu'un agent du consulat général de Paris, avec la même option s'il est sénégalais.

Le consulat doit-il cotiser à l'assurance chômage pour ses agents sénégalais ?

Oui, pour tous ceux qui relèvent du régime français de sécurité sociale, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas opté. L'affiliation est obligatoire depuis le 1er avril 2020 et les contributions se versent à l'URSSAF compétente. La nationalité sénégalaise, seule, ne dispense de rien.

Cette page décrit l'état du droit applicable au personnel recruté en France. Ambassades Paies n'est ni mandaté par la mission de cet État ni rattaché à elle.

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